crise d'asthme

Crise d’asthme : quels premiers gestes ?

L’asthme touche près d’un Français sur dix, notamment les enfants. Celle maladie vient de faire l’objet d’une étude régionale de l’Assurance maladie sur la prise en charge et le suivi des patients.

Qu’est-ce que l’asthme ?

C’est une atteinte inflammatoire chronique des bronches, souvent d’origine allergique, qui provoque des troubles respiratoires. L’asthme peut être dû à de multiples facteurs : génétique, contact avec un « allergène » (produit déclenchant une manifestation allergique : acariens, pollens ou poils d’animaux), inhalation de substance polluante (fumée, gaz d’échappement, aérosol, peinture…), absorption de certains médicaments ou aliments, infections bronchiques virales ou bactériennes récidivantes, stress…

Comment une crise d’asthme se caractérise-t-elle ?

Avant tout par des difficultés respiratoires, une sensation d’oppression de la cage thoracique, une forte gêne à l’expiration, qui peut se traduire par une toux. L’asthme peut être permanent, dans les cas graves, ou se manifester de manière occasionnelle, en présence des facteurs déclenchants, notamment la nuit ou à l’effort.

Comment la prévenir ?

D’abord, il faut éviter tout contact avec les facteurs favorisants, comme la fumée de cigarette, notamment chez la femme enceinte. Ensuite, la prévention médicale passe par un bilan allergologique, des explorations fonctionnelles respiratoires et le suivi régulier d’un traitement de fond associant des médicaments visant à dilater les bronches et à lutter contre leur inflammation.

Quels sont les premiers gestes à faire en cas de crise ?

Dès les premiers signes, il faut mesurer son souffle avec un débitmètre et inhaler un broncho-dilatateur en spray pour lever le spasme de la bronche. En l’absence d’amélioration, prévenez votre médecin-traitant, qui pourra prescrire entre autres une corticothérapie courte. En cas de crise sévère chez le nourrisson, on peut utiliser un nébuliseur, et, pour le jeune enfant, une chambre d’inhalation. Enfin, le recours à la kinésithérapie respiratoire peut améliorer la situation par l’apprentissage du contrôle de la respiration et de l’évacuation des sécrétions bronchiques : cette « toilette bronchique » consiste à décoller les glaires et à les cracher. L’asthme doit donc être traité avec rigueur tous les jours quand on va bien et non pas en catastrophe seulement quand on va mal.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *